Cadre réglementaire

Réglementation

En résumé

La médiation de la consommation, encadrée par le Code de la consommation et l’ordonnance du 20 août 2015, garantit une résolution amiable, gratuite et confidentielle des litiges. Basée sur l’équité et l’indépendance, elle suspend les délais de prescription et offre des solutions non contraignantes. Transparente, elle s’appuie sur un rapport annuel visant l’amélioration continue des pratiques professionnelles.

Fondements juridiques

La médiation repose sur des fondements juridiques solides, définis principalement par l’ordonnance du 20 août 2015, qui transpose en droit français la directive européenne du 21 mai 2013 sur le règlement extrajudiciaire des litiges de consommation. Cette ordonnance a institué le cadre de la médiation de la consommation, en précisant les processus à suivre, les critères d’indépendance des médiateurs, et l’obligation pour les professionnels de garantir un accès gratuit à cette procédure. Le Code de la consommation a intégré ces dispositions dans ses articles L.612-1 à L.616-3 et R.612-1 à R.616-2, qui imposent des règles strictes pour assurer la transparence, l’efficacité, et l’équité du processus de médiation.

Lorsqu’une proposition de solution est émise dans le cadre d’une médiation, les parties disposent d’un délai raisonnable, généralement fixé à deux semaines, pour accepter ou refuser la solution proposée. Ce délai, précisé par la Médiatrice, peut toutefois être adapté en fonction des spécificités de chaque cas, avec l’accord des parties concernées.

En cas de désaccord avec la proposition formulée par la Médiatrice, les parties sont libres de la contester. Le requérant peut demander un approfondissement de l’instruction s’il estime que certains éléments essentiels n’ont pas été pris en compte ou s’il est en mesure de fournir des informations nouvelles. Cependant, une fois que toutes les options de réexamen ont été épuisées et en l’absence d’éléments supplémentaires, la proposition de la Médiatrice devient définitive. Si une des parties rejette la solution, le litige retourne à son état initial avant l’entrée en médiation. Le requérant peut alors choisir de poursuivre ses démarches auprès d’une autre instance, comme la justice ou, dans certains cas, un médiateur sectoriel compétent.

L’acceptation d’une proposition de médiation repose sur la liberté des parties, qui sont pleinement impliquées dans l’élaboration de la solution. Cette démarche volontaire favorise l’adhésion des parties, qui acceptent dans la majorité des cas les solutions proposées. Cependant, en refusant une proposition de médiation, une partie ne peut plus y revenir ultérieurement si une solution alternative ne lui semble finalement pas aussi favorable. Le processus se clôt ainsi de manière irrévocable, et les parties doivent envisager d’autres recours pour trancher leur différend.

En somme, la médiation repose sur des principes fondamentaux de liberté et de dialogue, tout en garantissant un cadre clair pour l’acceptation, le refus ou la contestation des solutions proposées, afin de permettre une résolution équitable et respectueuse des attentes des parties.

Application de la prescription

La suspension des délais de prescription en cas de médiation est un autre élément juridique fondamental. La prescription définit la durée pendant laquelle une personne, physique ou morale, peut faire valoir ses droits en justice. Une fois ce délai écoulé, les droits concernés deviennent inopposables, et aucune action ne peut plus être engagée. Ce principe vise à garantir la sécurité juridique en évitant que des actions puissent être intentées pour des faits trop anciens.

Pour les professionnels souhaitant agir contre des consommateurs, le délai de prescription est de deux ans, conformément à l’article L.218-2 du Code de la consommation. À l’inverse, pour les consommateurs intentant une action contre des professionnels, ou entre deux professionnels, le délai est fixé à cinq ans, en application de l’article 2224 du Code civil. Le point de départ de la prescription correspond généralement au moment où le titulaire d’un droit a connaissance des faits nécessaires pour exercer son action.

La prescription peut être suspendue par certains événements, comme l’entrée en médiation, conformément à l’article 2238 du Code civil. Pendant la durée de la médiation, le délai cesse de courir et reprend à la fin du processus. Si, au moment de la suspension, le délai restant est inférieur à six mois, il est prolongé afin de garantir un minimum de six mois après la fin de la médiation.

À l’issue de la médiation, si aucun accord n’est trouvé, les parties retrouvent leurs droits initiaux et peuvent engager d’autres recours, comme une action en justice. En revanche, les procédures contentieuses interrompues pendant la médiation peuvent reprendre si elles concernent des dettes encore exigibles. Ainsi, la gestion de la prescription dans le cadre de la médiation équilibre le droit des parties à agir et la nécessité d’assurer la sécurité juridique.

Charte de la Médiation

La charte de la médiation [lien vers un pdf reprenant la charte originale] établit les principes éthiques et les valeurs fondamentales qui encadrent l’action de la Médiatrice de la consommation pour le Groupe ENGIE. Fondée sur l’écoute, le respect des personnes, l’équité, l’impartialité, la transparence, la confidentialité et le respect du contradictoire, elle constitue le socle de référence de cette démarche. Ces principes assurent une médiation indépendante et impartiale, menée avec diligence et dans un cadre strictement confidentiel.

La charte définit également le rôle de la Médiatrice comme un tiers neutre, intervenant pour résoudre de manière amiable des litiges persistants. Elle précise que la médiation est un processus volontaire et gratuit, garantissant l’accès équitable au service pour toutes les parties. En outre, elle insiste sur l’importance de la recherche de solutions équitables, adaptées à chaque situation et basées sur le droit et l’équité. À travers cette charte, la médiation se veut un outil de dialogue et de rapprochement, favorisant des résolutions équilibrées et respectueuses des attentes de chacun.

Centre européen de la médiation

Le Centre Européen de la Consommation est une association franco-allemande dédiée à l’information et à l’assistance des consommateurs dans le cadre de litiges transfrontaliers au sein de l’Union européenne. Créé en 2005 et cofinancé par la Commission européenne ainsi que les États membres, ce centre est un membre actif du réseau ECC-Net, qui regroupe 30 centres nationaux couvrant l’Europe, ainsi que la Norvège et l’Islande.

En outre, le Centre observe le marché européen en relayant les réclamations des consommateurs auprès des institutions nationales et européennes compétentes, contribuant ainsi à l’amélioration des pratiques commerciales. Il encourage également le recours à la médiation comme outil de règlement amiable des litiges, facilitant ainsi les échanges entre consommateurs et professionnels.

Situé à Kehl, en Allemagne, le Centre Européen de la Consommation représente un pont essentiel pour promouvoir des pratiques équitables et transparentes au sein du marché unique européen.

Le rôle principal du Centre est de renforcer la confiance des consommateurs dans le marché européen. Il offre des services d’information sur les législations nationales et européennes, met à disposition des ressources pédagogiques via son site internet et ses publications, et fournit une assistance aux consommateurs pour résoudre leurs différends transfrontaliers avec des professionnels basés dans un autre pays de l’Union européenne.

Site de la Médiation pour le Groupe ENGIE

La Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC) a également mis en ligne une plateforme à destination des consommateurs. Elle leur permet d’accéder gratuitement aux informations nécessaires afin de pouvoir exercer leur droit à la médiation. Elle présente également la liste des médiateurs de la consommation agréés en France, par secteur d’activité. 

En tant que Médiatrice de la consommation dans le domaine de l’énergie, Elisabeth Trocard se conforme à toutes les dispositions du Code de la consommation concernant la Médiation, et en particulier à ceux garantissant son statut d’indépendance. Par ailleurs, il est rappelé que :

  • Le recours à la Médiatrice est gratuit pour le requérant : la Médiatrice ne facture pas le traitement du litige.
  • Elle respecte une stricte confidentialité dans le traitement des litiges et dans les conclusions qu’il apporte pour les résoudre.
  • Elle accomplit sa mission avec diligence et compétence, en toute indépendance et impartialité, dans le cadre d’une procédure transparente, efficace et équitable.

Pour saisir la Médiatrice pour le groupe ENGIE, vous devez respecter les conditions suivantes :

  • avoir déjà formulé une réclamation écrite il y a plus de 2 mois auprès de l’entité d’ENGIE concernée, quel que soit le service saisi, dès lors que cette réclamation n’a pas trouvé de réponse dans ce délai,

    OU

  • avoir déjà formulé une réclamation écrite au service client, puis au service consommateur de l’entité d’ENGIE concernée et être insatisfait de la réponse de ce dernier.

En savoir plus

L’indépendance et l’impartialité de la Médiatrice de la consommation sont garanties par son statut autonome et son agrément par la CECMC [lien vers Découvrez la médiation de la consommation], assurant l’absence de liens hiérarchiques ou financiers avec le Groupe ENGIE. Il analyse chaque litige avec neutralité, en respectant le droit et l’équité, sans favoriser aucune partie. Le rapport annuel de la Médiatrice [lien vers rapport annuel] renforce cette transparence en présentant les résultats des médiations, les délais de résolution et des recommandations pour prévenir les litiges récurrents. Ces principes, associés à une communication claire, assurent la crédibilité et l’efficacité de la médiation.