Le Médiateur du Groupe ENGIE échange avec Patricia Malbosc – Présidente de Planet Médiation

20 déc Le Médiateur du Groupe ENGIE échange avec Patricia Malbosc – Présidente de Planet Médiation

Le Médiateur du Groupe ENGIE est soucieux de s’enrichir des bonnes pratiques reconnues dans le domaine de la médiation. Il tient ainsi à valoriser les échanges avec d’autres médiateurs dont l’activité et les méthodes constituent une source d’inspiration réelle au service d’une médiation toujours plus efficace et de qualité. Dans cette perspective, deux de ses collaboratrices ont rencontré Madame Patricia MALBOSC, médiatrice au sein de Planet’Mediation et présidente de cette association, afin qu’elle puisse leur transmette sa vision de la médiation.

Patricia MALBOSC, quel est votre parcours en tant que médiatrice ?

J’ai tout d’abord été avocate fiscaliste. En 1992, j’ai suivi une formation en Belgique sur la médiation d’entreprise. A l’origine, je souhaitais simplement intégrer la dimension médiation dans mon activité professionnelle, et ainsi éviter que certains litiges ne fassent l’objet d’une procédure judiciaire quand une solution amiable pouvait être trouvée en amont. Cette activité a finalement été reconnue par  mon barreau de rattachement, sous couvert du respect de certaines formalités et règles. De 1998 à 2008, j’ai participé à l’expérience Médiation-Net, pour ensuite créer Planet’Mediation.

Quel est votre domaine de compétences en tant que médiatrice ?

J’interviens dans différents domaines et à différentes étapes.

La mission principale de la médiation vise à rapprocher les parties dans le cadre d’un litige, afin qu’elles trouvent une solution pour en sortir. J’interviens ainsi très souvent dans le cadre de la relation employeur/salarié, dans le cadre de conflits sociaux. Je participe d’ailleurs à un groupe de travail de l’Observatoire Social International sur les problématiques liées à la Responsabilité Sociale et Environnementale, eu égard à mon expérience en la matière.

Une autre partie de mon activité s’oriente autour des litiges dits « BtoB », c’est-à-dire entre professionnels, entre entreprises.

Il m’arrive également d’intervenir en amont de la survenance d’un éventuel litige, dans le cadre d’une négociation commerciale ou de la gestion d’un projet.

  • Il est aussi important de « coacher » les parties qui, dans le cadre judiciaire, sont renvoyées par le juge devant un médiateur. Je peux être amenée, sans être la médiatrice référente, à leur prodiguer quelques conseils sur la manière dont la médiation doit être appréhendée et quelle doit être leur posture au cours du processus de médiation. Par exemple, il est important que chaque partie, avant l’entrée en médiation, connaisse exactement les faits relatifs au litige, afin de les exprimer le plus clairement possible lors du processus. Grâce à cette préparation, les parties abordent la médiation avec ouverture d’esprit et ont le recul nécessaire pour avancer.

 

Quels sont selon-vous les points importants pour le bon déroulement de la médiation ?

Je privilégie tout d’abord la co-médiation. Je ne suis jamais seule pour mener une médiation. Cela permet d’avoir de la distance et un autre regard sur la situation.

Un autre point est l’importance des entretiens individuels. Au travers de ces entretiens, les parties peuvent s’exprimer sur ce qu’elles souhaitent vraiment, faire état de leur situation, de leur point de blocage.

Il est également très important de fixer un cadre à la médiation. Dès le départ, chacune des parties est avertie des règles qui vont s’appliquer et  s’engage à les respecter. Cela permet de gommer le rapport de force qui pouvait préexister entre elles. A chaque étape du processus de médiation, je demande un feed back aux parties afin d’acter ce qui a été fait jusque-là. Nous confrontons les attentes, les accords et les désaccords et nous les entérinons. Cela permet d’avancer et de ne pas revenir sur des points qui ont déjà été abordés et validés. C’est très utile pour gagner la confiance des parties et leur montrer notre impartialité.

Votre processus de médiation semble très encadré ?

En effet. Je me suis inspirée de la méthode anglo-saxonne. Aux Etats-Unis et au Canada, la pratique de la médiation est très développée. Beaucoup de cabinets d’avocats ont des départements « médiation ». Leur méthode est très pragmatique et efficace. Cela permet d’être au plus près des considérations des parties.

Quel est le rôle du médiateur dans l’émergence d’une solution ?

Le médiateur ne doit pas donner la solution aux parties. Il faut les encourager à être créatives. Je vérifie néanmoins que chaque partie accepte les choses en toute connaissance de cause. Je vérifie également que la solution n’entérine pas une pratique illégale. Par contre, il ne me revient pas de regarder qu’une partie a bien fait valoir tous ses droits.

Pensez-vous que, au travers de la médiation, certaines pratiques, notamment commerciales, peuvent être remises en cause et ainsi rétablir un certain équilibre entre les parties ?

Oui, car la médiation permet de gommer le rapport de force entre les parties. Parfois, la médiation aboutit à questionner certains contrats et leur pertinence, et à les adapter.

Merci Patricia Malbosc pour toutes ces informations.

Pour plus d’informations, ne pas hésiter à se rendre sur son site :

http://www.planetmediation.com/1.aspx



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